Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /Nov /2008 14:43

Le 6 novembre dernier, nous étions 55% en grève à la traction au niveau national et régional, pour combattre la politique de remise en cause de notre RH0077.

Le 7 novembre, la Fédération CGT cheminots déposait une DCI Traction, proposait une interfédérale pour aboutir au préavis reconductible Traction du 23 novembre, rejoint par un préavis Sud. Les Fédés FO, CGC puis CFTC s’associaient à notre préavis. Une action presque unitaire naissait.

Dans un même temps, la « FGAAC-CFDT » en cheville avec la Direction, négociait la mise en place d’une nouvelle mouture du RH 0077, allant même jusqu’à repousser son préavis, ce qui est illégal.

Mercredi, leurs secrétaires généraux (Chérèque et Duchemin) demandaient la publication du décret (futur RH0077) par le 1er ministre, comme condition de levée de leur préavis, ce qui fut fait (parution au J.O d’hier). Ceci entérinait de fait, entre autres LES ROULEMENTS DE VOLONTAIRES, et toutes leurs subtilités (art 49 modifié), que ce soit pour les personnels sédentaires ou roulants du fret (pour infos, le nombre de Déclaration Individuelle d'Intention (DII) ne dépassait pas 12% sur leur préavis).

Jeudi, CGT et SUD étaient reçues ensemble dans le cadre de leur préavis. Sur la base de la forte mobilisation prévue et du nombre de DII déposées, la Direction apportait les réponses suivantes :

  • -    Les roulements de volontaires ne seraient pas mis en place au changement de service et les mouvements de personnels pas réalisés ;
  • -    La charge de travail du nouveau service serait retravaillée et « organisée sur la base des règles actuelles du RH0077, en veillant à une répartition de travail équilibrée entre UP ».

Chaque UP Fret, sur le plan national, a depuis fait savoir qu’elle différait la présentation des nouveaux roulements (initialement prévue le 21 au soir) d’une semaine, pour opérer ces réaffectations de charges/effectifs.


Ces éléments connus (hier soir et ce matin), il nous fallait nous positionner par rapport au préavis de dimanche soir.

La question était la suivante : allait-on se battre contre un décret dont l’application ne se faisait plus en décembre ?
Après un questionnement de nos militants entre hier et aujourd’hui, la grande majorité des secteurs (régions) CGT a décidé de :

Suspendre l’appel à la grève du dimanche soir 23 novembre,

Mais afin de maintenir la pression, la Fédération CGT va déposer deux DCI nationales dans les tous prochains jours :

  • -    Une pour travailler sur une action tous services, que nous souhaitons la plus unitaire possible, sur les multiples restructurations accélérant la privatisation de notre entreprise.
  • -    Une au niveau National Traction, sur le changement de service d’hiver, afin de peser simultanément sur les charges de travail.

De plus, des DCI seront déposées au niveau local dans les établissements traction, afin d’appuyer localement l’action nationale ci-dessus et préserver les accords locaux.

Nous sommes conscients qu’ils n’ont pas perdu leur dogme libéral. Direction et pouvoirs publics tenteront de replacer leurs projets de dérèglementation par le volontariat, dans trois, six mois…
Cela, que l’on ait gagné l’abrogation du décret ou pas (il leur suffit de pondre de nouvelles règles, et de faire signer un nouveau décret, en à peine 3 semaines).

En attendant, la résidence Fret de Limoges (par ex. -et comme d’autres- où les volontaires étaient mis en place) passait de 13 lignes à 0 dans le projet validé jusqu’à hier. La charge est officiellement réaffectée depuis hier dans les UP.

La mobilisation que nous avons préparée nous a permis de gagner ces points non négligeables. Elle est l’exemple de ce que nous devrons savoir refaire, pour préparer et construire les luttes.

Restons mobilisés pour, ensemble, continuer à gagner.

                                                        Bordeaux, le vendredi 21 novembre, 21h

Par Syndicat CGT cheminots d'Hourcade
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Mardi 18 novembre 2008 2 18 /11 /Nov /2008 10:54

Voici les personnes présentent à la dernière formation CGT 1er niveau organisée par l'Union Locale (UL) de Bègles du 3  au 7 novembre 2008.
Dans une ambiance chaleureuse et conviviale (la photo le confirme !) , cette session encadrée par Joseph MARTOS et Patrick BASSALER restera un moment enrichissant pour tous les militants présents.




Frédéric MIKUSINSKI, Michelle DJEGHERI, Pamela CANDESSOUSSENS, Brigitte RYCKEBUSCH, Loïc LAVILLE, Patricia MAGNAN, Sylvie LOZE, Rodrigue BENTH, Cédric DESCAT, Patrick BASSALER, Christelle CAILLAUD, Corinne DUC, Catherine BEAUSOLEIL, Loïc VALLAR, Nadine MATTEO, Joseph MARTOS  et assis de G à D, Cyril ALLEMANDOU, Clément FOURMONT(responsable UL Bègles), George ROCHEREAU(intervenant CGT), Michel BECERRO(Institue d'Histoire Sociale), Alain DOURTHE(intervenant CGT).



La formation syndicale doit être une principale composante de notre vie syndicale dans chacune de nos structures (syndicat, UL, UD, FD, …) car elle doit permettre que chaque syndiqué Cgt puisse être en capacité de prendre toute sa place dans son organisation.
C’est devenu déterminant pour notre démocratie. Chaque syndiqué Cgt doit être en capacité de pouvoir prendre n’importe quelle responsabilité dans notre organisation.
Il n’y a jamais de mauvais syndiqué !
Parce que le champ du syndicalisme s’élargit, les questions se complexifient, le salariat s’est beaucoup diversifié, les techniques évoluent dans le syndicalisme comme dans la société.
Tout cela doit nous faire réfléchir à donner à la formation syndicale une place essentielle.
Développer une formation syndicale accessible, répondant aux besoins de chacune et de chacun, dès l’adhésion, au fur et à mesure des prises de responsabilités, puis tout au long de sa vie syndicale constitue un enjeu majeur pour que la Cgt atteigne les objectifs qu’elle se fixe.
Sachez qu'il vous est possible de prendre 12 jours de formation par an payés soit par votre entreprise soit par le syndicat !!! Faite le savoir !!!
Si l’objectif principal est de gagner des luttes sur nos revendications légitimes dans cette société d’exploitation capitaliste. Cela ne sera pas possible sans des syndiqués nombreux, former pour être pleinement acteurs décideurs.


MARTOS Joseph





Par Syndicat CGT cheminots d'Hourcade
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Mercredi 29 octobre 2008 3 29 /10 /Oct /2008 18:54

 

 

Accaparés par la préparation de la manifestation à Paris du 13 novembre, nous venons d’apprendre que FO organise, pile le 13 novembre, une rencontre des ADC au niveau de l’UP Traction (à priori dirigée vers les TA) apparemment sur la problématique de la nouvelle structure du Fret.

 

Alors bon, que cette organisation syndicale souhaite mener des actions de terrain est tout à son honneur ; nous n’avons pas la même vision des choses sur quelques dossiers importants, mais ce n’est pas là le problème.

 

Le problème n’est pas non plus le nombre de permanences réalisées, d’actions de lutte qu’elle a pu mener aux côtés des cheminots ou les trains bloqués par FO sur Hourcade les jours de grève.

Pas plus que le nombre de ses militants qui se sont exposés face aux patrons, aux côtés des salariés quand ceux-ci souffrent. Et ceux-ci souffrent leur lot depuis des années.

Cette concurrence là ne nous poserait pas de problème. Mais elle n’est pas d’actualité.

 

Alors pourquoi donc la toute première réunion organisée par FO à Hourcade à l’attention des ADC est-elle programmée précisément le jour d’une action nationale à laquelle appellent les fédérations de cheminots (dont la leur !) ? Ils pouvaient le faire avant, ou après, mais non, pile le 13 !!!

 

La réponse semble bien éloignée de l’intérêt de la défense des salariés.

La vraie réponse, c’est que ce syndicat – co-auteur avec Fillon et Parisot la loi de modernisation du marché du travail qui vient d’entrer en application(1) - est menacé de disparaître dans de nombreuses boîtes si les salariés ne veulent plus d’eux. Ce style d’accord par exemple, ils ne seraient légitimes à le signer que s’ils ont une réelle représentativité.

 

Les grandes manœuvres ont donc commencé pour obtenir ce dont ils se moquaient jusque là : des votes aux élections. Dans quasiment chacun de leur tract est pointée la faute de la CGT dans la situation rencontrée. Pour les  « profanes »  cette situation pourrait être prise pour une banale lutte d’influence. Belle idée de l’unité pour gagner.

D’autant plus que la fédé FO appelle de son côté à la manif du 13.

 

En regardant d’un peu plus près ce genre de gesticulation, on y voit tout l’intérêt qu’elle peut représenter… pour la Direction : opposer des petits syndicats à l’action des syndicats de luttes comme la CGT,  c’est vieux comme l’histoire du syndicalisme.

 

La lutte passe parfois par des actions locales, nationales, dans nos boîtes ou en inter pro, par des manifs ou des grèves, mais aussi par un combat quotidien contre l’injustice.

 

Elle a besoin de l’union des salariés au lieu de leur division, et ce n’est pas en coupant les salariés de leurs moyens d’action qu’on la servira au mieux. L’action du 13 novembre n’est ni une fin en soi, ni un rendez vous qu’on puisse se permettre de manquer. Faire de l’anti manif ne serait qu’un instrument de plus pour notre Direction de nous voir divisés. Ne lui donnons pas ce plaisir.

 

 

(1) l’accord sur la modernisation du travail a avalisé la séparabilité à l’amiable, la notion de deux offres valables d’emploi (->2h de transport / jour et 70 % du dernier salaire) pour supprimer les allocations chômage…

Par Syndicat CGT cheminots d'Hourcade
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Lundi 27 octobre 2008 1 27 /10 /Oct /2008 00:06

Malgré les discours encore très récents des autorités françaises, la crise sans précédent que traverse l’économie mondiale est en train de toucher chaque pan de notre société. Loin d’être simplement la conséquence de dérapages financiers aux Etats-Unis, cette situation met en cause toute la logique économico-financière mise en œuvre depuis 25 ans à l’échelle mondiale.

 

Elle n’est que l’aboutissement inévitable d’un système basé sur le mouvement perpétuel et sans aucune résistance des flux financiers, fondé lui-même sur l’éclatement des règles dictées par les peuples en exerçant toujours plus de pressions, de précarité et de souffrance sur l’immense majorité de la population de la planète. Ce système est aujourd’hui en train de s’auto détruire.

 

C’est pourtant bien au nom de ce principe de base du libéralisme que les dirigeants de la SNCF ont piloté cette société depuis quelques années. Dissolution de l’entreprise intégrée au sein d’un groupe financier au sein duquel le ferroviaire n’occupe plus qu’une part infime, concurrence des cheminots entre eux, et mise en tube de chaque activité, ils ont engagé l’entreprise dans une spirale exclusivement financière, ne répondant à aucune logique, que ce soit en terme de réponse aux besoins des populations, de développement industriel, ou encore sur le plan social.

 

Formidable outil au service de l’aménagement régional du territoire, le triage d’Hourcade est aujourd’hui exsangue, ne servant quasiment plus que de simple escale aux trains nationaux ou transnationaux dont le nombre diminue de mois en mois.

Ses cheminots aussi sont en souffrance.

De l’Exploitation à la Traction, en passant par le Matériel ou l’Equipement, ils ont vu leur nombre baisser de plus de 140 en deux ans (sur 500).

Conditions de travail, baisse de rémunération, pressions managériales par la peur et le stress, ils ne sont plus nombreux à aller travailler le cœur léger.

A Naviland, à ECR, …, les cheminots du secteur privé (à l’exception des quelques traitres qui profitent de leur retraite SNCF en vendant leur formation à ses concurrents) savent eux aussi comment se traduit Dumping social en terme de fatigue, de salaire ou de vie privée.

 

Pour autant, et même si beaucoup de choses se sont dégradées dans notre environnement professionnel depuis des années, sommes-nous condamnés à regarder ce monde aller dans le mur, sans réagir ? Non, trois fois non.

 

·         Parce que la lutte pour la défense d’un monde plus social, plus solidaire, est possible. L’histoire a toujours été marquée par de longues périodes de doutes, et de résignation quasiment générale. Les renversements de tendances, les révolutions dans la société se sont toujours produites à des moments où l’on s’y attendait peu ou plus.

Il n’est pas dit que les couches de vernis que nos dirigeants passent, l’une après l’autre, sur la situation que nous traversons résistent bien longtemps aux réalités des besoins des salariés et de la population.

 

·         Parce que nous avons souvent tendance à regarder ce qu’on a perdu, davantage que ce qu’on ne nous a pas encore pris. Nos dirigeants, eux, savent bien ce qui nous reste à perdre. C’est même leur objectif perpétuel que de nous le prendre.

En nous intéressant aux problèmes de notre quotidien, de notre entreprise, en nous organisant autour de nos militants CGT, nous verrons à quel point il peut être utile de mener la lutte. Pas seulement pour aider les autres, mais parce que cela nous est, au nievau le plus individuel, utile et indispensable.

 

·         Parce qu’après la culpabilisation dirigée contre "les nantis de cheminots et leur régime de retraite" jusqu’en 2007, le reste de la population est bien en train de se rendre compte que cette économie est en train de s’attaquer méticuleusement, dans sa chute, à chacune de ses strates. Et curieusement, les théories alternatives commencent à réapparaître.

En termes de transports, la CGT a depuis longtemps des propositions très novatrices au service à la fois des peuples et de leur environnement social, écologique et économique.

Elles avaient reçu un accueil très favorable parmi la population locale et les élus, lors de la rencontre organisée par notre syndicat sur le triage en octobre 2007.

Défendre le maintien de notre emploi et de bonnes conditions de vie et de salaires des cheminots, c’est assurément un combat qui reçoit chaque jour un meilleur écho. La lutte que nous menons est donc sans équivoque d’intérêt public.

 

Il est trop souvent de bon ton de se dire que les choix de société sont de toute autre échelle, que l’économie est globalisée et qu’on n’y a pas prise.

 

Repli sur soi, méfiance de l’autre, résignation étaient bien les couleurs de discours favorites du petit roitelet mégalo surexcité. Aujourd’hui, malgré une agitation égale, les promesses populistes qui l’ont fait élire ont désormais autant de force que la voix d’une chanteuse italienne à la mode.


Les notions de combats collectifs, de solidarité et de service public ont toujours été défendues par les militants CGT. Longtemps délaissées par le plus grand nombre, elles suscitent soudain un intérêt qui ne fera que grandir au cœur de la tourmente.

Elles donnent raison à ceux qui se battent depuis des années et restent debout contre l’arbitraire. Elles sont un encouragement et un appel à tous ceux qui auraient perdu l’espoir ces derniers temps.

 

Rien n’est inéluctable, tant qu’on vit debout

Rejoignez la CGT

Avec elle, avec nous, Luttez !!!

 

Par Syndicat CGT cheminots d'Hourcade
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Mercredi 15 octobre 2008 3 15 /10 /Oct /2008 17:04

Bienvenue,

 

Ce blog est destiné à présenter l'action des militants CGT sur le triage d'Hourcade,
pour le développement du fret ferroviaire,
contre le dumping social sur les rails
et pour la défense des intérêts des cheminots,
actifs et retraités.


Par Syndicat CGT d'Hourcade
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